Détecteurs de radars : les nouvelles réglementations à l'épreuve du terrain
Publié le 12/01/12
L'interdiction des détecteurs de radars est compliquée à vérifier pour les forces de l'ordre.
On ne les appelle plus officiellement des détecteurs de radars mais des "assistants d'aide à la conduite". Ils signalent maintenant des zones dangereuses (tunnels, travaux, bouchons, zones accidentogènes mais aussi les radars fixes et mobiles) sur une distance de 300 mètres en ville, 2 kilomètres sur la route et 4 kilomètres sur l'autoroute.
Les conducteurs doivent donc mettre à jour ces avertisseurs de radar pour se conformer à la loi. Depuis jeudi dernier, ils risquent sinon d'être sanctionnés d'un retrait de six points sur leur permis, d'une amende de 1.500 euros et de la saisie de l'appareil.
Mais il se révèle compliqué pour la police et la gendarmerie de vérifier si l'automobiliste n'a pas activé dans son smartphone une application non-homologuée. "Dans le cadre d'un contrôle routier, le support juridique ne nous permet pas de regarder les applications des téléphones des gens. Il faudrait travailler sous réquisition du parquet, mais c'est pour la recherche d'infractions précises, comme le recel de vol ou le trafic d'armes", explique le capitaine Weber, commandant l'escadron départemental de sécurité routière de gendarmerie du Cher.
Ce gendarme, qui a installé les applications avertissant les radars sur son smartphone "par curiosité", voit pourtant d'un bon oeil l'arrivée de ces appareils dans la vie des conducteurs. "Plus des faits vont être signalés sur la route, plus les conducteurs vont être attentifs, et ça peut être bénéfique pour la réduction des accidents", affirme-t-il.
Après l'interdiction des détecteurs de radars, annoncée en mai 2011 dernier par le Comité interministériel de la sécurité routière, les constructeurs avaient arraché au gouvernement un accord fin juillet leur permettant de signaler de façon plus générale les zones dangereuses. Mais qui pourrait finir par noyer le conducteur sous trop d'informations.
Source : leberry.fr Guillaume Bellavoine